La Mort de Jean-Marie de Balma
de VINCENT GUEDON
création septembre 2026
Theâtre de La Tempête / Durée : 105 minutes

"LA MORT DE JEAN-MARIE DE BALMA raconte cette histoire, depuis la première lettre jusqu'à l'appel de la police en 2018, depuis sa disparition jusqu'à sa mort, depuis notre enfance jusqu'à ces retrouvailles devenues impossibles. C'est un voyage, une longue conversation avec la figure absente et celui qui n'est plus. Une enquête qui va mettre en jeu plusieurs protagonistes, celles et ceux qui l'ont croisé et un peu connu.” Vincent Guédon

“LA MORT DE JEAN-MARIE DE BALMA commence en quelque sorte en 2012. Cette année-là, je publie Lettre à J.M. dans le journal L'Impossible (fondé par Michel Butel). Cette lettre s'adresse à mon frère disparu depuis plus de vingt ans. Je le salue. Je lui donne quelques nouvelles de la famille. Puis en 2017, j'écris un nouveau texte dans sa direction, Parmi les coquelicots (non publié), sorte de conversation avec l'absent. Quelques mois après j'apprends sa mort, et avec elle, le lieu où il vivait, la vie qu'il menait."
Présentation

Avec une délicatesse fraternelle, la pièce dessine les contours du vide laissé par un départ inexpliqué et nous amène à nous pencher par-dessus le gouffre d'une vie qui semblait vouée à son propre effacement.

J’avais laissé la voiture au bord de la route et marché jusqu’à la gare / Je ne sais plus si j’avais prévu d’agir ainsi / Ou si ça m’était venu subitement / Je marchais

Un homme disparaît. 

Il laisse, un matin, sa voiture sur le bord de la route, prend un train vers le sud, et ne donne plus jamais de nouvelles. Cela dure 35 ans. Il n’y a que la mort pour le rendre à ses proches, du moins ceux qui sont encore de ce monde. 

Parfois, la fiction invente ce qui manque en réalité,  ce qui est perdu, ce que personne n’a pu voir. C’est ce qui la rend nécessaire. Elle ne prouve rien, simplement elle donne à sentir Elle nous met dans la peau, à la place, mais sans la prendre, sans se substituer à la réalité. 

La mort de Jean-Marie de Balma est à la fois  un récit et une pièce. C’est la quête d’un frère qui disparaît volontairement et l’enquête pour reconstituer sa vie. C’est un théâtre à la fois documentaire et poétique. C’est le dialogue impossible avec l’absent, une rencontre vertigineuse, parce qu’elle n’a pas eu lieu et pourtant s’écrit. 

Du peu qu’il retrouve, un frère imagine une vie à celui qu’il aura si peu connu. L’écriture suppose. Elle ouvre une voie entre deux êtres que tout sépare : le temps, l’espace, la vie et, à présent, la mort.


Par éclats, elle réussit à saisir la silhouette fuyante de l’homme qui voulait disparaître. On verrait presque passer l’ombre d’Eurydice, de retour de chez les morts, portée par celui qui cherche à dialoguer avec cette présence immatérielle. 


Distribution
de
VINCENT GUEDON
scénographie et mise en scène
PASCAL KIRSCH
avec
YANN BOUDAUD, JONATHAN GENET et CATHERINE VINATIER
musique en scène
ALVISE SINIVIA
accompagnement scénographie et costumes
VIRGINIE GERVAISE
Lumière et régie générale
NICOLAS AMEIL
Production
Comédie de Valence, Centre Dramatique Drôme Ardèche et , La Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France avec le soutien du Théâtre de la Tempête. Texte lauréat de l’aide nationale à la création de textes dramatiques - ARTCENA.
Avec le soutien du CNDC - Théâtre Ouvert Remerciements à La Commune, CDN d’Aubervilliers. La mort de Jean-Marie de Balma est publié aux éditions esse que.
Extraits & Sources
Géraldine Aresteanu
La presse en parle
« Il est rare d’approcher de si près le mystère de nos existences, la force de nos liens et leur possible évanouissement. Il est rare de rendre palpable à ce point l’absence d’un être cher et l’état de béance dans lequel sa disparition nous laisse. La Mort de Jean-Marie de Balma y parvient sans jamais chercher une quelconque psychologisation des motivations ou des actes. Sur un texte protéiforme de Vincent Guédon, alternant missive épistolaire comme une bouteille à la mer, échanges imaginaires, dialogues concrets, rapports psychiatriques et médicaux, comme autant de matériaux hétérogènes opérant des rapports au langage extrêmement différents, Pascal Kirsch met en scène un cheminement, la tentative vaine mais vivante de raviver un fantôme, un portrait en creux qui exhale ses mystères, son impossibilité même et pourtant, quand le processus qu’est ce spectacle touche à sa fin, quand la dernière phrase prononcée en suspens advient, c’est tout le poids qu’il charrie qui se dépose en nous et nous laisse muet. Car dans le revers de la parole dont nous sommes les témoins, c’est le silence abyssal d’une solitude parmi tant d’autres qui crie en nous....»
sceneweb.fr,Marie Plantin, le 19 septembre 2026
« Entre la vie et la mort, du côté de la vie....»
WEBTHEATRE,Véronique Hotte, le 19 septembre 2026
« Le vivant tente [...] de reconstituer la vie du défunt – voeu impossible, si ce n’est par l’invention et la fiction, la poésie du verbe, la danse des corps qui sont là et pas là en même temps, ailleurs, quand ils ne disent rien d’eux. Or, le théâtre de Pascal Kirsch dit tout, ajusté aux mots de Vincent Guédon. Les interprètes sont à la fois des êtres existentiels et des fantômes, ombres situées dans cet entre-deux qui relève de la sincérité d’un soi profond et de la probabilité de ce qui aurait pu être, a peut-être été esquissé sans certitude....»
hottello,Véronique Hotte, le 18 septembre 2026